Le vélo de l’hirondelle la conduit en quelques cycles vers le nid qu’elle protège des intempéries. Elle l’honore de trois oeufs qu’elle perdra durant une forte pluie dans son cauchemar abstrait. Elle les ponctue de vifs regards qui s’égrènent dans nos ruisseaux sans prendre racine. Le vélo s’égare dans ton berceau autour du lac de plaisance que des poissons peuplent artificiellement. Le courant emporte l’aile qu’une plume décrit au vent. Dans son tourbillon joyeux, il remonte au temps des dieux. En ce temps, les plumes ornaient leurs coiffures autrement que celles du peuple d’un autre continent qui ne sera jamais ancien. Ils avaient une fière allure que le peuple de l’eau ne pouvait que contempler en résumant les distances. D’un nuage à l’autre, les fleurs du jardinier royal quadrillaient les rêves des oiseaux fidèles. La taille des abeilles était commandée par des ouvriers expérimentés. Ils savaient ce qu’une coupe signifiait à Jésus-Christ. Le sang de l’agneau ne se compte pas par gouttes qui tombent des vis de nos doutes, terribles pour les fourmis, qui s’assemblent et se mélangent, ravies d’éloigner une orange d’un arbre qui aime décidément les pommes. Elles entourent d’un pas économe le carré qui accueillera les premiers pas très observés d’un enfant recevant pour mission de la part de son père de décrire la vitesse de pousse des rosiers du jardin avec son propre corps, à fière allure, tel un petit dieu, à la lumière des éclaircissement que le ciel commanderait au vent pour cesser de livrer la pluie aux nez tendus pour deux gouttes prêtes à entrer par leurs trous orientés vers le dessus plutôt que vers le dessous.

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