Le son reposant

Ô mon fiancé ! Ta voix est la plus belle ! Mon rêve est, vois-tu, que tralala. Nous chantons à deux le chant poétique entièrement destiné à nos merveilleux enfants. Tac, tac, tac, le professeur a enregistré pour lui-même une hypnose d’une heure qu’il destine à son étudiante fidèle, mariée et heureuse, en éprouvant le plaisir de lui en offrir un très grand si un soir, dans son lit, au calme, seule, sereine, elle pouvait l’écouter.

Tac, tac, tac, tac, tac, tac, ces sons reposants sont prononcés par l’Historien de l’art. Celui qu’il prit le temps de faire durer à son cours a produit dans l’esprit de l’une de ses étudiantes une unité de bien-être, idéale pour endormir ses enfants.

Et tac ! Debout, mon petit ! Le matin chanté par le coq point sans tac attendre. Son ami le paon de la vallée se manifestera à toi par ses cris reconnaissables lorsque que tu reviendras à pied de l’école des bruyères. J’ai confiance en ta capacité à discerner un chant d’un cri. Le paon a besoin qu’on l’aide, mais nous ignorons où il se trouve ! Il faut mener une enquête pour savoir quel est l’habitant qui le retient prisonnier dans une cage aux barreaux d’or près d’une fontaine aux poissons d’argent où s’abreuvent des biches de bronze.

Le professeur, de bonne heure, nous remet les feuilles d’examen. L’étudiante aux yeux doux et timides ne les mouillent pas d’humides larmes quand à nouveau elle loue ses charmes dans la modulation de son écriture ambivalente. Tac, tac, tac, tac, encore la même seconde que la montre de couleurs inonde de sa lumière féconde.