Comme une balle en plein livre de poitrine, l’amour m’atteint sans faire de dégâts à mon cœur. Je suis sauve, sur la rive du retard absent, en belle embarcation : raisonnable, funeste, hétéroclite, retardataire malgré les obstacles à un flux moins dense. La poche patente se contente d’un baiser en guise d’adieu sur le ton lorsqu’elle quitte la rive, distraite par d’autres départs. Hiver absolu, très froid, restrictif, il n’y a que le cœur qui survivra. Pas fâchée contre le temps, quoique fâchée quand même contre ce quelqu’un lorsqu’il est équipé de sa majuscule, je déloge l’obole du bal en compagnie d’un cygne édifiant dont la robe molle ne fait pas mal. Le sentiment de la rencontre du premier jour reste intact. Il chute sans fin, mais je veux qu’il se heurte à mes préoccupations du moment.

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