Mon épouse, occasionnellement mon sujet d’expérience dans le réseau de trafic sexuel sans tabou que je déploie à partir de toi pour ma propre personne, mon leurre, ma proie, mon lapin à qui je caresse la patte amoureusement, je t’aime intensément. J’aime te le dire, te le chanter avec un registre placé au sommet du haut-de-forme que je porte pour que tu apparaisses en compagnie d’un gentilhomme.
J’emploie un prête-plume de noble race, d’ascendance distinguée, pour t’exprimer dans des termes amoureux que je te considère comme un être exceptionnel qui me permet de rire à chaque instant. Tu composes, avec tes sourires espiègles, des blagues qui ne sont racontées qu’à moi, dans notre intimité. Comment pourrais-je t’aimer plus ? Plus encore, plus fort ? C’est simple, je transforme ces rires atones en atomes, en globes infrarouges prêts à s’exprimer en latin en tant que médecin malgré eux. Tu me soignes, je suis malade de t’aimer tant tu es superbe, et je crains d’attraper un mal tant les autres hommes sont jaloux de moi. Ils veulent me supprimer ! Ils souhaitent ma mort ! Je me défends ! Je rejette les pommes rouges bien que je ne ressemble en rien à Blanche-Neige ! Je me déplace à temps ! Je te cherche ! Au secours ! Ils sont après moi. Où es-tu ? Ah, tu es là ! Sauvé ! Encore une fois, par tes salves de rires et tes pleurs attendrissants.
Ce texte est un cadeau que je souhaite offrir à Jean-Marie Bigard et Lola Marois.
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