Tu as déplacé mon livre sur l’étagère de droite sans me le dire ! Tu n’avais pas le droit ! Je vais te punir sexuellement en criant sur toi pour que tu exprimes ta honte. À genoux, chienne ! Tu dois fournir du plaisir à l’organe qui me sert à t’aimer. Oui, comme ça. Plus profondément. Encore de longues minutes. Je n’ai pas envie que tu arrêtes. Sois satisfaite de ta prestation. Et surtout, ne recommence jamais un tel forfait ! Tu serais encore punie, plus sévèrement. J’aime crier sur toi. Je suis un homme. Je veux te faire pleurer et te faire ressentir des émotions qui te lieront à moi pour toujours. Je suis violent. Ma voix domine la tienne. Je te domine en tout. Couche-toi par terre. Retire tes vêtements. Caresse tes seins en pensant à moi. Je travaille sur mes notes sans te regarder, mais ça m’aide. Pensais-tu que je désirais autre chose qu’une chienne ?
J’ai écrit ce poème érotique en pensant à Christophe Van Rossom qui parle de Batman et de Catwoman dans son recueil Orion, de nuit. Dans la version de départ de mon poème, il y a l’idée que la femme-chienne se déguise en femme-chat avec une combinaison en latex et que l’on teste encore plus loin son potentiel animalier avec des oreilles de lapin.
La chienne est la chienne splendide du poème Le Cimetière marin de Paul Valéry, dont Christophe Van Rossom a publié un extrait en citation sur son blog.
L’organe qui sert à aimer est le cœur ou le sexe de l’homme.

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