Mon amour, tu n’es pas celui auquel je pense. Tu n’existes pas, sinon au plus profond de mon cœur, quelque part, sous la forme d’un effacer-reprendre, peindre, auquel me pendre, flottant sur la toile à une hauteur suffisante pour que la chute soit longue, pour que la lutte soit courte, pour que les lumières s’éteignent contre l’avis de la marchandise étalée à notre guise sur les tables des buffets où l’on fait ce qu’il nous plait, en-dessous des chaises, dans ces prisons de bois n’ayant pas vocation à retenir nos cris de joie selon des lois qui s’appliquent à tous. Les chaises s’envolent pour te faire plaisir. Elles lévitent comme des visages entrés par effraction à l’intérieur de nos habitations. Je repeins les airs de flutes que l’on souffle à quatre pattes par gout du silence. Le sphinx fait le gros dos au sujet de son énigme. À tomber sur quatre pattes, comme les chats, de très haut, c’est comme cela que je décris ce que tu es.

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