Le 13 mars 2024, j’ai assisté à une conversation organisée entre Nina Cosco et Aurélie Salavert dans une école d’art bruxelloise.
Mon attention a été retenue par un dessin d’Aurélie Salavert dans lequel quatre ou cinq corneilles se tiennent sur une branche. Elles sont chacune de profil et espacées de manière égale. Cette disposition des éléments est proche de celle qu’emploie Nina Cosco. Je réfléchissais à ce qui aurait très précisément séduit l’une et l’autre dans les dessins de leur consœur, en cherchant des explications possibles.
Je réfléchissais aussi à l’importance du nombre dans les dessins de Nina Cosco. Elle m’a expliqué qu’elle représentait naturellement des éléments espacés et qu’elle ne donnait pas de signification particulière au nombre d’éléments dans ses dessins.
J’éprouve du confort à regarder ses illustrations. Il en va de même lorsque je regarde un dé à jouer. Les nombres qui entrent en jeu ne sont pas trop élevés. De larges espaces sont ménagés autour des personnages.
L’univers de l’enseignement primaire comprend de nombreuses fiches d’activités dont le style graphique se rapproche de celui de Nina Cosco. La façon de disposer les informations sur la page et d’utiliser des personnages et d’autres éléments faits de formes simples, souvent rondes, est similaire.
Nina Cosco pourrait travailler à l’aide d’un dé pour choisir le nombre d’éléments qu’elle représenterait dans un dessin.
Cinq filles sèment trois graines dans deux pots. Une fille sème six graines dans un pot. Les deux situations laissent deviner des mises en image différentes. La première phrase pourrait être illustrée par deux paires de filles qui sèment une graine à deux, en plus de la cinquième fille qui sème la sienne toute seule.
Je recommande l’écoute du cours de Stanislas Dehaene intitulé « 01 – Fondements cognitifs de l’arithmétique élémentaire : Le concept de nombre » (12.02.2008) pour en savoir plus sur le concept de nombre. J’ignore s’il est aujourd’hui dépassé.
Il y a trois façons d’approcher le nombre :
- Le comptage,
- L’estimation,
- La subitisation (jusqu’à 3 ou 4 éléments).
Le visage d’un dé pourrait être la partie visible formée par les faces représentant le 1, le 2 et le 3 vues simultanément, car ces informations sont séparément immédiatement reconnaissable, « subitisables » à la manière d’un nez, de deux yeux et d’une bouche faite par une ligne de trois points. Tout dépend de l’ajout ou non du nombre quatre dans la théorie et comment l’agencement des points entre eux entre en considération.
C’est aussi la vue dont la somme des points ne dépasse pas la plus haute valeur du dé.
🎲
(Texte à améliorer)

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.