Alice Rosa Stéphanie Vissers

Poétesse blogueuse blagueuse à la bogue et à la bague en vogue sur les vagues et peintre

Alice Rosa Stéphanie Vissers est née le 22 mai 1997. Sa nationalité est belge. Elle est tournée vers son monde intérieur.

Le document est vierge. Désespérément vierge. Il n’y a rien dans cette copie ! Mon professeur de malheur s’énerve pour d’obscures raisons durant la session d’examen. J’ai reçu de sa main un morceau de papier rectangulaire que j’observe avec consternation. Je me sens comme le voyage dont il parlait durant un cours, un cours entier, une oeuvre à ne jamais oublier qu’il plaçait très haut dans sa caverne de documents. Vierge fidèle, mon hymen est un mystère qu’un seul homme a percé. Pourquoi semblez-vous si énervé, quand je sais, la veille, que j’ai lancé énigmatiquement à une muse Lippi que le tyran était jaloux, possesseur, briseur des âmes des femmes qui se soumettent à lui dans leurs rêves doux, tendres, leur désir de l’épanouir, leur volonté de lui apporter la chantante finesse d’une ligne italienne ? Je voulais me protéger, partir avec une très belle Pirouette qui enfante gentiment deux fois du même chat. Ô très beau sémiologue, mon sentiment est si pur que je te destine à ma fille. C’est l’être le plus exquis qu’un gredin du phalanstère puisse désirer sans financer son obscur commerce. Je ne l’ai plus vue depuis si longtemps que je délire en la cherchant regardant chaque plume tombant dans le printemps.

Ma professeure, de bonne heure, se rend à son cours idéal pour illuminer une étoile qui vibre quand elle parle. Un texte de qualité cerne la part d’ombre de l’autrice qui dans une note de bas de page rend hommage à Soleil de Mai Printemps Funeste Jument Mystique Enfant d’une Louve qui met bas le jour de la naissance de Rome coursant pour une note qui valait bien sa cote ! J’écris pour le Christ, seulement pour le Christ ! Ne pouvez-vous comprendre que dans mes rêves tendres mon Ange sait me comprendre ? Il attendait un texte qui prédit le retour de la Renaissance vénitienne d’un quartier, ma foi, fort sombre. J’écris très bien, je me porte bien. Le texte est long, il ne finit jamais, chanté chaque nuit pour l’Homme au Sable.

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