L’assistante de l’archéologue

Mon texte préféré de la langue française a pour titre un terme scientifique qui désigne un excrément fossile. Il faut nécessairement que je le décore avec un marqueur en dépit de sa valeur inouïe sur le plan littéraire.

Copie préférée ! Toujours dans sa poche ! Elle est commenté sur ma feuille en petits caractères pour avoir la place de me corriger éternellement le diamant que j’ai déposé sur la pile tranquille de feuilles à corriger toutes plus belles les unes que les autres ! Le professeur aime toutes ses étudiantes. Elles sont si belles, elles sont charmantes quand en écoutant sa voix envoutante leurs pleurs nuagent dans leurs habitations. Se reconnaitre dans l’oeuvre d’un poète est le bonheur que je vous souhaite. Pendant que son épouse fidèle modèle la prédelle d’une union tranquille, ses enfants idéals l’attendent au coin d’un dessin. Mon œuvre ne recèle aucune violence mal adaptée aux conséquences des foudres de son imagination.

J’ignore à qui s’adressait le poète isolé lorsqu’il a crié dans la nuit, seul pour la première fois, à sa fiancée éreintante superbe. J’aimerais être la femme qu’il recherche depuis toujours, protégeant son oeuvre, que je n’ai découverte par son livre constellé d’étoiles que très tard dans ma vie. Comparé à longueur géante des évènements que je place dans ma ligne du temps, sa présence ne peut être indiquée que par une marque qui surligne. Ô fiancé mythique surprenant, vous m’épouserez de votre prose lorsque mon livre paraitra sous vos yeux. Les individus qui m’entourent n’ont pas le don de me comprendre et d’augmenter le bonheur que je recherche toujours plus intensément dans votre direction. Mon nez, formel, indique que je dois avancer dans cette direction précise en respectant les mosaïques recouvrant le sol précieux. J’apprécie les mots doux que vous me composez. Disparu de la cartographie de mon visage à cause du froid rougisseur, mon nez est la petite surface où tendrement vous m’embrassez. J’ai toujours rêvé d’être aimée par le Temps alors que la température ne me permet pas de lire sans trembler et que l’émotion brouille de larmes mes yeux doux. Je découvre avec charme que l’on peut écrire six millions de pages sur une vie sans être géolocalisé au bout du champ des visions futiles. Les écrans sont les interdits des joueurs d’échec au plateau parcouru d’animaux. Ils n’ignorent pas que le voisinage grec corrige l’optique olympienne du mont où les dieux descendent plus épuisés que lorsqu’ils ne montent. Il suffit de chercher avec passion, curiosité et intérêt mignon la semence dans les éprouvettes.

Personne ne m’a jamais tendu une lettre de mille pages écrite de sa plus pure imagination en ayant pour intention de demander ma main lorsque je l’aurais lue intégralement sous ses yeux à la lumière de la lune. Les espoirs du Nil sont que le pharaon revienne sous une forme ressuscitée dans le meilleur animal, dans la plus belle étoile, dans le mouvement le plus silencieux des eaux qui inondent de leur lumière tranquille les cieux vaporeux des limes à ongles qu’il achète pour perfectionner les croissants de lunes.

Les petits dessins de hiboux et de chouettes sont dignes de mains d’enfants guidées par l’amour de leurs parents. Monsieur Hibou est souvent triste que sa fiancée Mlle Chouette prenne autant de temps pour écrire le chant d’amour qu’elle lui destine. Il est si amoureux d’elle qu’il serait capable de trouver un moyen pour que leurs deux espèces biologiquement dans l’impossibilité de produire un petit oiseau à eux exclusivement créent leur enfant de plumes et de douceur.

Mes petits dessins de hiboux et de chouettes appartiennent à mon univers enfantin pour exprimer l’amour.

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